Le terme « Lontong » désigne généralement un plat composé de galettes de riz dans une soupe à base de coco, comme le sayur lodeh, contenant crevettes séchées et légumes, typique de Singapour.
D’autres garnitures ajoutées à la cuisson sont le tempeh et le tofu frit, des oeufs durs, du sambal de seiche séchée, du coco râpé épicé et du poulet frit.
Le lontong, entendu non pas comme plat mais comme préparation unique, est communément appelé nasi himpit, littéralement « riz pressé », en Malaisie : il s’agit en effet de riz compacté et cuit dans une feuille de bananier.
Voici la recette complète, avec le riz cuit au cuiseur ou à la casserole au lieu de la feuille de bananier, et le sayur lodeh « jaune » grâce à la curcuma.
Si vous aimez la soupe jaune au coco du Lontong… alors vous aimerez aussi…
- Difficulté: Moyen
- Coût: Économique
- Temps de repos: 1 Heure
- Temps de cuisson: 40 Minutes
- Portions: 4 personnes
- Méthodes de cuisson: Cuisinière
- Cuisine: Asiatique
- Saisonnalité: Toutes saisons
Ingrédients Lontong:
- 2 tasses riz jasmin
- 4 tasses eau
- 2 tasses lait de coco (en conserve)
- 4 tasses bouillon de poulet
- 1 aubergine
- 2 gros chayote – coupés en dés (optionnel)
- 200 g haricots serpents – haricots asperges (ou haricots verts)
- 1 carotte
- 3 feuilles feuilles de laurier
- 1 cuillère galanga en poudre
- 1 cuillère à café curcuma en poudre
- 1 cuillère à café coriandre en poudre
- 5 noix de candlenut ou macadamia (moulues)
- 5 gousses ail (haché)
- 1 cuillère sauce Sambal Oelek (ou 2 piments de Cayenne hachés avec 2 échalotes)
- q.b. pâte de crevettes séchées (Udang Kering)
- q.b. sel et sucre
- q.b. tempeh, tofu et oeufs durs (optionnel)
Outils
- 1 Cuiseur de riz
Préparation du Lontong:
Pour la galette de riz:
Rincez le riz en changeant l’eau plusieurs fois.
Transférez dans la cuve du cuiseur de riz ou dans la casserole et ajoutez l’eau (ratio riz/eau de 1:2).
Une fois la cuisson du riz par absorption terminée (environ 10 minutes), transférez-le immédiatement dans un plat et utilisez la spatule pour répartir le riz.
Couvrez avec du papier cuisson et utilisez les paumes de vos mains pour appuyer et compacter le riz, puis couvrez d’un film alimentaire et placez au réfrigérateur pendant au moins 1 heure avant de le découper en petits carrés ou en boules.
Pour le sayur lodeh:
Chauffez l’huile dans une casserole/wok à feu moyen-vif.
Ajoutez les épices moulues, la sauce Sambal, les épices en poudre et les feuilles de laurier. Faites revenir environ 5 minutes.
Ajoutez le bouillon de poulet, et une fois porté à ébullition ajoutez les légumes coupés.
(Vous pouvez aussi ajouter du tempeh et/ou du tofu frit)
Quand ça bout à nouveau, baissez le feu et laissez mijoter jusqu’à ce que les légumes soient bien cuits et tendres (environ 30 minutes).
Ajoutez le lait de coco.
Ajustez la quantité de sel et de sucre selon votre goût.
Poursuivez la cuisson 15 minutes de plus ou selon votre préférence pour obtenir une soupe plus ou moins épaisse.
Éteignez le feu, versez dans un bol et servez immédiatement avec la galette de riz découpée, plongée dans la soupe, et si vous le souhaitez des oeufs durs coupés en deux.
La photo ci‑dessus est celle d’origine prise de l’affiche qui nous a permis de retenir le nom du plat « au hasard » pendant notre voyage à Singapour, puis, une fois rentrés à la maison, de découvrir quels en étaient les ingrédients….
Quelques photos du voyage à Singapour du 1er au 4 novembre 2016 : Marina Bay Sands Hotel, piscine et restaurant.
Notre voyage à Singapour – novembre 2016
La République de Singapour est une cité‑État d’Asie du Sud‑Est, située à l’extrémité sud de la péninsule malaise.
Le Traité anglo‑néerlandais de 1824 a accordé aux Britanniques le contrôle des territoires de Malacca et de Singapour, tandis que les Néerlandais ont obtenu l’évacuation britannique de Sumatra, Java et des îles adjacentes.
Pendant la Seconde guerre mondiale, en février 1942, l’île est tombée entre les mains de l’armée impériale japonaise à la suite d’une invasion terrestre. Les troupes britanniques furent vaincues après une bataille de 6 jours.
De novembre 1944 à mai 1945, les Alliés ont bombardé la ville de Singapour jusqu’à ce que les Britanniques récupèrent le territoire après la capitulation du Japon.
En 1963, elle a rejoint la Fédération de Malaisie selon l’accord malais, mais des divergences politiques et économiques entre les deux gouvernements ont mené aux troubles raciaux de 1964.
Singapour est devenue indépendante sous le nom de « République de Singapour » (restant membre du Commonwealth) le 9 août 1965.
J’ai été à Singapour en novembre 2016. Ville‑État incroyable !
Moderne, organisée, élégante, riche et aussi extrêmement chère. Je me souviens qu’à chaque fois que nous sortions du métro super efficace (où l’on ne peut ni manger ni boire), on avait l’impression d’être dans un endroit différent.
Ses innombrables quartiers, chacun avec un style différent, font de Singapour un kaléidoscope de cultures et d’ethnies.
Nous avons séjourné une nuit au fameux et luxueux Marina Bay Sands, véritable symbole de la modernité et du design de Singapour.
L’hôtel en forme de bateau dont la piscine sur le toit offre une vue panoramique sur la ville : magnifique
Nous avons déjeuné au bar de la piscine (très cher !) et dîné au buffet du restaurant, avec des spécialités internationales mais plutôt orientales.
Une expérience à vivre.
L’hôtel est comme une petite ville dans la ville, et bien que coûteux, en réservant à l’avance via le site on peut trouver de bonnes offres.
Les deux nuits suivantes, nous les avons passées dans le quartier indien, dans le petit « Wanderlust », très accueillant et un peu étrange.
Juste à côté de l’hôtel nous avons dîné dans un restaurant indien où j’ai goûté le naan au chocolat et myrtilles : inoubliable !
Être à Singapour donne l’impression d’être dans le futur, comme dans les films…
Tout fonctionne parfaitement.
Entre luxe, histoire et confort.
La cuisine singapourienne est un mélange d’influences des pays qui ont autrefois colonisé Singapour et des pays voisins.
Le seul plat vraiment local dont je me souviens est celui goûté par hasard, au bar du luxuriant et coloré Jardin botanique, où Stefano a choisi le lontong sans trop savoir de quoi il s’agissait, juste en pointant la photo…
Beaucoup d’ingrédients de la recette sont peu connus et difficiles à trouver. Essayez en ligne :
– Pâte de crevettes – 1 x 100 gr
Quelle est la différence entre le lontong singapourien et indonésien ?
Le lontong indonésien (Sayur, qui signifie légumes) et celui de Singapour (Sayur Lodeh) se ressemblent beaucoup, partageant la même base, mais ils peuvent varier dans les assaisonnements et la présentation en fonction des influences culturelles locales.
C’est fondamentalement le même produit en Indonésie et à Singapour, mais les différences principales résident dans le mode de service et quelques nuances régionales du plat complet.
Base commune: Les deux utilisent le lontong comme ingrédient principal : du riz pressé et cuit dans des feuilles de bananier, qui apporte un parfum caractéristique.
Lontong Sayur vs Sayur Lodeh (les différences)
Indonésie : Le lontong sayur (lontong avec légumes) est très populaire, souvent servi avec une soupe au lait de coco épicée, du chayote, du tofu et des œufs durs. Il existe des variantes régionales, comme le lontong kikil (soupe de jarret de boeuf).
Singapour/Malaisie : Ici le terme fait presque toujours référence au Sayur Lodeh. C’est un plat d’origine malaise composé de la galette de riz plongée dans un curry de légumes au lait de coco plus doux et jaunâtre (grâce au curcuma), généralement accompagné de serundeng (coco râpé toasté), d’un œuf dur et parfois d’un morceau de poulet frit ou de sambal de seiche.
Usage du Nasi Himpit: À Singapour et en Malaisie, le terme nasi himpit (riz pressé sans feuille de bananier) est parfois utilisé de façon interchangeable avec lontong, bien que traditionnellement le lontong soit enroulé dans une feuille de bananier.
En bref : si vous demandez un « lontong » à Singapour, on vous servira presque toujours un bol de riz pressé dans une soupe de légumes.
En Indonésie, le « lontong » désigne juste le riz, et il faut préciser avec quoi vous voulez l’accompagner (ex. Lontong Cap Go Meh, Lontong Sayur, Lontong Balap)Quelle est la différence entre le lontong de Singapour et celui de Malaisie ?
En Malaisie, la situation est très proche de celle de Singapour, avec juste une petite nuance linguistique et quelques variantes régionales intéressantes.
Voici comment ça se passe pour le lontong en Malaisie :
1. Lontong vs Nasi Impit
Alors qu’en Indonésie on utilise surtout le terme lontong pour le cylindre de riz en feuille de bananier, en Malaisie on entendra souvent parler de Nasi Impit.
Nasi Impit : C’est du riz compressé (littéralement « riz écrasé »), mais il est souvent cuit dans des sachets plastiques ou pressé en formes rectangulaires plutôt que dans des feuilles de bananier. Le résultat final est le même (cubes de riz fermes), mais le lontong traditionnel a ce léger parfum de feuille de bananier que le nasi impit moderne n’a pas.
2. Le plat typique : Lontong avec Kuah Lodeh
En Malaisie, si vous commandez « lontong » au petit‑déjeuner, vous recevrez des cubes de riz plongés dans une soupe appelée Kuah Lodeh (ou Sayur Lodeh).
Composition : C’est une soupe jaune au lait de coco avec des légumes comme chou, haricots longs, carottes et tofu.
Les « extras » malaisiens : On sert souvent avec du Sambal Sotong (seiche pimentée), un œuf dur et le Serunding (coco râpé toasté et épicé).
3. Variantes régionales
Lontong Johor : Dans le sud de la Malaisie (près de Singapour), le lontong est une institution. Il est très riche et est souvent accompagné d’une sauce aux cacahuètes (Kuah Kacang) versée sur la soupe de coco.
Lontong Goreng : C’est une particularité plus commune en Malaisie et Singapour qu’en Indonésie. Au lieu d’être en soupe, les cubes de riz sont sautés à la poêle avec légumes, œufs et sauce piquante, presque comme un Mie Goreng mais à base de riz pressé.
En résumé, le lontong malaisien est le « jumeau » de celui de Singapour : tous deux mettent l’accent sur la version en soupe crémeuse au coco (Sayur Lodeh), tandis que l’Indonésie propose une plus grande variété de bouillons et d’assaisonnements.

